No-code & IA : Notion, ChatGpt, N8n, Claude - Qui va gagner ?
Explore l'état actuel du no-code et de l'IA en 2025. Apprends comment ces technologies transforment les entreprises et les défis qu'elles posent.
Ce que tu vas apprendre
- Le no-code reste confidentiel malgré sa maturité croissante, avec des outils comme Notion utilisés dans des projets limités en entreprise.
- L'IA a suscité un engouement massif, mais son adoption en entreprise reste faible, avec peu de cas d'usage concrets.
- Les entreprises peinent à intégrer l'IA et le no-code, souvent limitées par des structures organisationnelles rigides.
- Notion est un outil mature pour l'entreprise, mais doit encore améliorer la gestion des droits utilisateurs pour une adoption plus large.
- L'IA est plus efficace dans le traitement et l'analyse de données que dans la génération de contenu, selon l'expérience de Vince.
- Les agents IA et les outils d'automatisation comme n8n et Make évoluent, mais leur utilité en entreprise est encore en question.
- Le développement de compétences en gestion de données et en informatique est crucial pour tirer parti des outils no-code et IA.
À retenir, dans le texte
« Notion, ça reste le tout-en-un prioritaire qu'on peut utiliser en entreprise. »
« L'IA, ce n'est pas encore ça, parce que les usages purement industriels ne sont pas encore complètement définis. »
« Ce qu'on te demande, ce n'est pas d'apprendre des outils. Ce que tu dois faire, c'est apprendre des compétences. »
Les questions qu'on se pose
Quels sont les défis de l'adoption du no-code en entreprise ?
L'adoption du no-code est freinée par la structure rigide des entreprises et la nécessité de convaincre les grandes organisations de changer leurs méthodes.
Pourquoi l'IA n'est-elle pas encore largement adoptée en entreprise ?
L'IA n'est pas encore largement adoptée en raison de la faible pénétration des cas d'usage réels et des préoccupations concernant la confidentialité des données.
Comment Notion peut-il améliorer son adoption en entreprise ?
Notion doit améliorer la gestion granulaire des droits utilisateurs pour permettre une utilisation plus large et sécurisée en entreprise.
Quel est le rôle des compétences en données pour le no-code et l'IA ?
Développer des compétences en gestion de données est essentiel pour structurer et maintenir des systèmes efficaces avec le no-code et l'IA.
Quels sont les avantages des agents IA en entreprise ?
Les agents IA peuvent automatiser des tâches complexes, mais leur utilité dépend de leur intégration réussie dans les processus existants.
La transcription complète
Lire la transcription (webinaire de 22 min)
On est le 24 août 2025. Demain, c'est l'université d'été qui commence, et je voulais faire un point avec toi sur un petit peu l'état du no-code actuellement en France, un peu dans le monde, et aussi l'état de l'IA. Où est-ce qu'on en est, et comment moi je vais essayer de t'aider dans les prochains mois à ne pas te retrouver dépassé par l'IA, et même par toutes les évolutions du no-code, de Notion, de Make, de n8n, et de tout ce qu'il y a autour de ce petit monde-là, pour que toi tu puisses trouver ta place. Pour que toi tu saches aussi un petit peu plus où aller.
Je n'ai pas la prétention d'avoir la science infuse et de pouvoir te diriger sur tout et n'importe quoi, mais au moins je peux te donner mon avis, et ça peut peut-être t'éclairer aussi pour faire tes propres choix. Bonjour, je m'appelle Vince, et bienvenue sur KreaCity. Alors, on est ici en 2025, en août, peut-être sur le moment charnière du monde du no-code et de l'IA.
On est sur une bulle IA qui a grossi, grossi, grossi, au fur et à mesure du temps. Ça a commencé avec ChatGPT-3. Il y a eu tout d'un coup un engouement du public pour toutes les technologies IA, beaucoup plus que pour toutes les technologies no-code, puisque finalement le no-code est resté assez confidentiel. Il y a encore beaucoup de gens qui ne savent pas ce que c'est Notion, Make, les automatisations, n8n à plus forte mesure, parce que ça c'est encore un peu plus récent comme engouement.
Il faut bien se rendre compte que même si toi tu es dans ce petit monde-là, la majorité des gens là en dehors ne savent pas très bien de quoi on parle, à quoi ça sert, qu'est-ce qu'on peut en faire. D'ailleurs, il y a même des études assez récentes qui disent que, oui, il y a un engouement pour l'IA, mais la pénétration en entreprise est très faible, parce que tout simplement les cas d'usage réel de l'IA en entreprise sont relativement peu importants.
Je vais te parler à un moment ou l'autre de la mission que j'ai eue avec France Télévisions. C'est pour dire quand même qu'il y a des choses qui bougent, mais on est sur un usage de l'IA qui est encore relativement limité, ou en tout cas les automatisations qu'on pourrait faire avec l'IA, on n'a pas encore été au bout des choses. Ça me semble assez normal, parce que ce sont quand même des technologies émergentes.
C'est des choses qui se développent petit à petit. On sait bien en plus que le monde de l'entreprise met plus de temps à digérer ce genre de changement et à choisir une certaine direction. Mais on a bien vu, dans le paysage ces dernières semaines, beaucoup de changements. Mon opinion à moi ces dernières semaines a beaucoup évolué aussi, parce que quand ça part dans tous les sens, un jour il faut bien trouver son propre chemin.
Ce qu'on croyait être bien, incroyable, fabuleux, magnifique, parfois finalement c'est bien, c'est impressionnant, mais ça ne sert pas à grand-chose. Et donc je veux faire d'abord un petit retour en arrière. Il y a 5 ans, je m'étais lancé dans le no-code avec Notion. J'avais fait mes premières vidéos sur Notion, sur Teams, il y avait le confinement, etc. Donc c'était un peu un monde nouveau qui s'ouvrait à moi, et à plus forte mesure pour plein d'autres personnes aussi.
Il y a eu ces histoires aussi de congés, les gens pouvaient partir de leur entreprise avec une rupture conventionnelle. Donc plein de gens ont eu comme ça, entre guillemets, deux ans gratuits pour se réinstaurer, pour se réinventer, pour essayer de changer de vie. Il y a eu cette illusion, je crois que le mot illusion n'est pas trop fort, de dire que tu allais pouvoir avec le no-code trouver une manière d'échapper à ton day job, à ton patron, à ton truc.
Et donc il y a eu cette envie de freelancing, cette envie de Triple Liberté. Je reviendrai sur la Triple Liberté aussi. Il y a toute une série de gens qui se sont dit que c'était génial, que c'était le nouvel Eldorado, et je vais me lancer là-dedans. Au final, il y a quand même pas mal de gens qui en sont revenus, parce que tout simplement l'adoption en entreprise n'est pas là.
Il fallait convaincre des grosses boîtes de bouger, ce n'est pas si simple que ça. On en parlera d'ailleurs mercredi avec Olivier, dans la dernière conférence de l'université d'été, justement de comment apporter le changement dans des boîtes plus grosses. Comment ça fonctionne quand il y a des équipes d'équipes, et qu'il y a des patrons là au-dessus et qu'il faut faire évoluer tout ça, ce n'est pas si simple.
Évidemment, ça appelle aussi à des concepts ou à des méthodologies ou des façons d'aborder les choses qu'on ne connaît pas forcément si on n'a jamais bossé dans ce genre de grosse boîte. Donc, 2020, 2021, 2022, 2023, les gens se lancent dans le no-code, essayent de construire un petit peu une activité, soit un side project, soit carrément se lancer en tant que freelance.
L'adoption en entreprise n'est pas folle, mais elle existe. D'ailleurs, maintenant, on sait très bien qu'un outil comme Notion, par exemple, est utilisé dans quasiment toutes les boîtes du CAC 40 pour une petite partie, pour certains projets, pour des choses assez limitées. Ce n'est pas vraiment une adoption au niveau de l'entreprise dans son ensemble. On n'est pas en train de remplacer Word, Excel et Outlook avec les produits no-code.
Mais n'empêche que dans chaque boîte, il y a une petite équipe, il y a des projets qui se développent. Il y a des projets qui se développent avec le no-code, et là je le vois bien avec les boîtes que j'accompagne aussi, avec plus ou moins d'envergure. Pour une équipe qui commence par tester ça et qui finit par l'emmener sur les autres équipes, qui finit par engager d'autres utilisateurs aussi.
Donc l'adoption est plus lente que ce que les gens auraient pu croire, mais ce n'est pas très étonnant vu la manière dont les entreprises fonctionnent habituellement. Là, en plus, on a vu Venus greffer au-dessus, ce ChatGPT, cet engouement pour l'IA, en tout cas pour l'IA générationnelle qui génère du texte. Effectivement, là en plus, la télé s'en est emparée, les médias s'en sont emparés, et donc le truc a grossi encore plus vite, a été encore plus impressionnant.
On a vu des gens et des petits jobs, une vente de templates, de prompts, et je te les vends pour 99 balles. Il y a des gens qui se sont fait de l'argent avec ça, et je ne conteste pas ça. Mais quelque part, tout ça n'était pas encore non plus à un niveau entreprise. Ce n'est pas non plus un usage réel en entreprise. C'est beaucoup de gens qui ont testé, qui ont trouvé ça incroyable.
De fait, il y a beaucoup de choses qui sont incroyables dans le monde de l'IA, et dans ce qu'on peut faire avec ça, mais les usages pratiques institutionnels en entreprise ne sont finalement pas si nombreux que ça. Il n'y a pas eu tellement d'énormes projets où l'IA est au centre et est vraiment utilisée. Sans doute pour des soucis de confidentialité, c'est pour ça que nous, en interne, on développe un projet de machine qu'on peut mettre dans ton entreprise pour faire de l'IA purement en local.
C'est quelque chose qu'on va présenter ici en septembre, parce que c'est le moment où on y est. Je crois qu'on a quelque chose qui est suffisamment solide. Mais d'un autre côté, tu as n8n, qui a permis de faire des choses relatives, et qui est relativement folle, avec l'IA et avec les agents IA. On a eu ChatGPT et l'IA générative, mais maintenant on est déjà passé dans le monde de l'agent IAIl capte, réfléchit et agit sans toi. C'est ça, la magie..
C'est quoi un agent IA ? Est-ce que vraiment en entreprise on peut en faire quelque chose ? Il y a tout un truc à nouveau à redécouvrir. Mais comme je le disais aussi, cette bulle est en train de grossir. Il y a des boîtes qui lèvent des sommes monstrueuses, et ça fait un peu penser, alors évidemment moi j'ai 47 ans, ça me revient en arrière, sur la bulle dotcom, sur la bulle internet, qui a éclaté à un moment ou l'autre.
L'économie s'est un peu effondrée, parce qu'on avait mis des sommes folles dans des sociétés qui allaient soi-disant révolutionner le monde, avec internet. Internet a révolutionné le monde, mais il y a eu aussi pas mal d'accidents industriels dans l'histoire, et des gens qui ont perdu des sommes folles. Ici, avec l'IA, on se rend bien compte aussi qu'il y a toute une série de choses qui est en train de grossir le monde, et éventuellement même d'éclater à un moment ou l'autre.
Il va y avoir des catastrophes, économiquement ça paraît relativement évident. C'est un peu la même chose aussi avec les véhicules électriques. Je fais une petite parenthèse là-dessus, mais on sait très bien qu'en Asie, il y a un maximum de constructeurs de voitures électriques, et on sait très bien aussi que la majorité vont partir en faillite, tout simplement parce qu'ils ne vendent pas de véhicules. Il n'y a pas assez de ventes pour soutenir les investissements qui ont été faits. Je ferme la parenthèse.
Donc ici, où est-ce qu'on en est aujourd'hui, au niveau du No-Code et de l'IA ?
La première chose, c'est qu'au niveau du No-Code, maintenant les produits sont suffisamment matures pour être vraiment utilisés en entreprise. Si on a un Notion, on sait maintenant ce qu'on peut en faire, ce qu'on ne peut pas encore en faire. Ça ne fait pas le café, mais ça fait beaucoup de choses. Notion, ça reste le tout-en-un prioritaire qu'on peut utiliser en entreprise.
Il y a encore 2-3 petites choses qui doivent arriver. Entre autres ici, on sait très bien qu'ils sont en train de finaliser les changements importants, essentiels, sur les droits des utilisateurs et sur la granularité des droits. On appelle ça le fait de pouvoir faire certaines choses, mais pas d'autres, de pouvoir voir ces éléments, mais pas les éléments des autres, de pouvoir travailler avec des projets clients et laisser les clients venir voir ces trucs, sans qu'ils puissent voir tous les projets des autres clients.
On sait bien que c'est la dernière grosse faiblesse de Notion au niveau entreprise. Quand ils règlent cette partie-là, on va pouvoir ouvrir des énormes portes. On sait très bien qu'ils développent aussi leur système d'IA dans Notion, et ils ont été relativement précurseurs dans cette histoire-là. Ils ont assez vite mis Notion, ils ont assez vite mis de l'IA dans Notion, au départ avec un pricing qui était maladroit.
Mais maintenant que tout ça est unifié, que ça fait partie des plans automatiquement, tu sens bien l'intention qu'il y a là-derrière. Ça te plaît ou ça ne te plaît pas, mais en tout cas, moi je trouve que la stratégie fonctionne maintenant avec le système de pricing qu'ils ont et avec les idées qu'ils ont derrière l'IA dans Notion. Voilà, c'est solide en entreprise.
Donc Notion en entreprise, on sait très bien maintenant ce qu'on peut en faire, comment ça peut fonctionner, tous les problèmes que ça peut régler pour ton entreprise. Des problèmes de données disparates, des problèmes de collaboration qui ne sont pas efficaces. Si tu fais un système de pricing, tu as un système qui est propre, je suis certain que tu peux t'en sortir.
Mais même comme ça, il faut quelqu'un qui soit à la barre. Il faut quelqu'un, parce que moi dans mon monde à moi, j'appelle une élite. Les élites, c'est ceux que moi je forme à travers les bootcamps et à travers les formations. C'est la personne responsable du Notion de l'entreprise. Ça ne s'improvise pas, ça ne s'invente pas, surtout quand on commence à avoir des dizaines d'utilisateurs, plusieurs équipes avec des systèmes de droits, etc.
On aura là aussi dans l'université d'été, il y aura des étudiants qui vont nous parler de ça. Ça va être assez important, je crois. Et donc maintenant ici, Notion, je pense qu'il arrive à un certain niveau de maturité pour les entreprises, ça paraît assez clair.
L'IA, ce n'est pas encore ça, parce que les usages purement industriels, ce qu'on peut faire avec l'IA maintenant, ce n'est pas encore complètement défini. Il n'y a pas encore de scénario vraiment bien solide pour dire voilà dans quoi ça fonctionne, ça ne fonctionne pas.
Par exemple, une mission que j'ai eue pour France Télévisions il n'y a pas longtemps, avec la direction de l'info, c'était très ciblé, c'était très pointu. On a fait quelque chose, un projet, je t'en parlerai au moment où j'aurai le droit de t'en parler tout simplement. C'était très ciblé, et ça utilisait l'IA, qui était très utile pour les équipes du département de l'information de France Télévisions, mais qui n'est pas de l'IA générative.
Donc, c'est vraiment la récolte d'informations, le traitement de l'information. C'est là quand même que pour moi, la plus grosse puissance se trouve au niveau de l'IA. Ce n'est pas dans la génération, c'est dans le traitement de l'information, c'est dans l'analyse.
Et pour ça, on en revient au même problème qu'avec Notion. Il faut un système qui soit structuré, il faut un système qui soit propre. Ce n'est pas à la portée de n'importe qui de créer ce genre de système, de le structurer, de le mettre en place, de le maintenir, et d'éviter qu'il parte dans tous les sens avec des données qui sont dupliquées à l'intérieur, des données obsolètes, etc.
Il y a toute une gestion de la donnée qui doit redevenir centrale, parce que là maintenant, on en a foutu un peu partout dans tous les sens. Mais si on veut pouvoir travailler convenablement ensemble, il faut pouvoir recentrer tout ça et avoir une donnée qui soit propre. Si ta donnée n'est pas propre, le reste, ça n'a aucun intérêt, ça ne peut pas fonctionner.
Et donc, dans le monde de l'IA, tu as ChatGPT, tu as Claude, Mistral, pour les données, par exemple, aussi qui essaie de trouver sa place. Mistral, par exemple, c'est un de ces outils que je trouve personnellement en danger, parce que je ne sais pas encore exactement où est sa place. Oui, les Européens veulent l'utiliser, les Français en particulier.
Maintenant, en termes de puissance, ce n'est peut-être pas encore ça, mais ça fonctionne super bien pour l'Auxerre, par exemple, la reconnaissance des caractères. Et puis de toute façon, c'est relativement soutenu par les entreprises. Donc il faut s'intéresser à Mistral, il faut pouvoir essayer de les mettre en avant, il faut essayer qu'ils survivent face aux mastodontes américains ou asiatiques, mais ce n'est pas la position la plus confortable du monde.
On avait par exemple MEC, qui était un outil, qui est toujours d'ailleurs un outil d'automatisation, qui a peut-être un petit peu raté le virage de l'IA. Là où NUITEN a plongé dedans, a lancé les agents IA. Des agents, c'est quoi un agent IA, qu'est-ce qu'on peut faire avec ? Je crois que ce n'est même pas encore très défini, et en plus cette notion-là, elle évolue au fur et à mesure.
Parce qu'un agent IA au départ dans le monde NUITEN, c'est une interface avec qui tu peux discuter. Donc c'est un peu comme un chat, comme tu aurais dans ChatGPT ou dans Claude, sauf qu'il est là dans ton interface d'automatisation avec NUITEN, et qui te permettait de déclencher d'autres actions.
Et puis Claude est venu et il a rajouté le MCPConnecte tes outils, simplifie tes intégrations.. Le MCP, j'ai fait. J'ai une vidéo là-dessus, donc je te conseille de regarder ce que c'est. Les MCP dans Claude, c'est à travers Claude, à travers l'interface de Claude, le chat de Claude, tu peux opérer sur tes systèmes.
Donc moi, par exemple, avec Claude, j'écris des pages complètes dans Notion, où je réorganise des pages, où je lui donne une image, et je lui dis, vas-y, reprends-moi le texte de cette image, et mets-le-moi dans Notion pour que je puisse le retravailler. À tel point que je me pose la question de savoir si NUITEN ou Make est encore très utile pour les entreprises, ou pour les entrepreneurs qui veulent faire des choses très précises, à partir du moment où il y a Claude et les MCP.
Est-ce que vraiment il faut que j'aide les gens à comprendre tout un nouveau système avec NUITEN, etc. ? Alors qu'en fait, si tu leur installes Claude avec un MCP, et que tu dis, tu n'as qu'à lui demander ce que tu veux, et il va te le faire si tu arrives à lui parler correctement, et si tu arrives à le prompter correctement, techniquement c'est quand même beaucoup moins difficile, et au final, le job, il est fait.
Alors intellectuellement, c'est peut-être moins foufou que de créer un beau scénario dans NUITEN avec des petits modules et des machins comme ça, mais en vrai, encore une fois, au niveau de l'entreprise, ce qu'on veut avant tout, c'est que ça fonctionne. Et que ça fonctionne facilement, et de manière relativement naturelle.
Mais comme rien n'est parfait, Claude, par exemple, son interface de discussion à voix haute, elle est un peu naze, elle est un peu pourrie. Moi, ça ne fonctionne jamais chez moi. Là où ChatGPT n'a pas vraiment ses fonctions de MCP, ou alors tu dois partir dans des plans qui coûtent vraiment la blinde pour le coup.
Mais par contre, la discussion avec ChatGPT, je vais marcher pendant une heure. Pendant une heure, je parle avec ChatGPT, on échange, on crée des idées de contenu, on crée des squelettes de contenu, et après je les améliore quand je rentre à la maison, etc. C'est quand même assez fabuleux, ça fonctionne vraiment super bien.
C'est assez étonnant de discuter avec ChatGPT. En mode vocal, ça permet vraiment de faire des trucs complètement fous. Donc, voilà où on en est pour moi au niveau du No-Code et de l'IA en août 2025.
C'est que je pense que le monde du No-Code en lui-même, que ce soit Airtable, que ce soit Notion, que ce soit même Coda qui reste un excellent outil, donc petit coucou à Élise, ça reste des outils qui maintenant, à mon avis, sont matures. Ils sont là, on sait quoi en faire. Par exemple, Fillout aussi est un outil fabuleux, deux formulaires au départ, mais maintenant, qui permet de créer des petites applications.
Softer, on va en discuter avec Lucille pendant l'université d'été. On peut faire des choses folles. Sur le point de vue du No-Code, on est plutôt pas mal. Sur le niveau de l'IA, on est encore un peu fragile parce qu'il y a encore beaucoup de choses où on teste. Ça a l'air fabuleux, et ça a l'air grandiose, mais moi, j'attends encore des vrais trucs construits au niveau entreprise qui fonctionnent. Un projet qui a été mené de A à Z, qui a été mené de A à Z, qui a été mené de A à Z, et qu'on peut mettre en prod, et qui, dans une boîte d'un certain volume, apporte vraiment quelque chose.
Et puis là, au milieu, il reste encore un truc : le vibe coding. Le vibe coding, c'est le fait de donner des instructions et de laisser une interface coder une application à ta place. Là, pour le coup, c'est plus du code, c'est plus du No-Code. Ce n'est même pas du code non plus, même si le code, on l'écrit pour toi. C'est du vibe coding, c'est-à-dire que vraiment, tu laisses la machine coder à ta place l'application que tu lui demandes de développer.
Alors, on en revient, et tu le sais, tu l'as compris, et ça reste mon cheval de bataille. On en revient au même problème : si tu ne sais pas ce que tu veux exactement, tu vas faire beaucoup d'allers-retours avec ton outil. À un moment ou l'autre, il va se paumer, et il va te créer des morceaux de briques et de brocs. Au final, il n'y a rien qui va tenir vraiment ensemble. Mais on verra là aussi, avec Nico, pendant l'université d'été, ce que c'est le vibe coding. Qu'est-ce que ça permet de faire, et quel genre de petit projet est-ce qu'on peut mener maintenant déjà, et qui est assez propre, et qui finit par faire quelque chose de fonctionnel.
Et donc, on est encore là aussi dans un entre-deux. Est-ce qu'on va prendre un outil comme Zite, qui est le cousin de Fillout, et qui permet de créer des applications, ou un soft-er qui permet de créer des applications aussi, ou carrément de vibe coder, de coder ta propre application avec ton propre code ? Où tu finis par le faire, où tu finis par en être propriétaire, même si c'est une machine qui a écrit ton code. Et là aussi, il y a des choses très intéressantes.
Donc, est-ce que là maintenant, le chemin est complètement défini ? Non. Est-ce que c'est grave ? Non plus. Est-ce que c'est compliqué ? Un petit peu quand même. Est-ce que c'est déstabilisant ? Oui, un petit peu. Est-ce que ça nous met tout à fait en sécurité ? En fait, oui. Parce qu'on sait que le chemin, il est là. On sait que ça va dans cette direction-là.
Et la dernière chose que je veux te dire avant qu'on arrête cette vidéo et qu'on se lance dans l'université d'été demain, c'est que tout ça n'est qu'une histoire de compétences. En fait, ce qu'on te demande, ce n'est pas d'apprendre des outils. Ce que tu dois faire, c'est apprendre des compétences. Quand je te parlais tantôt de la structure des données et de la manière d'organiser des données de manière efficace, c'est une compétence, ce n'est pas un outil.
Je veux dire, les règles normales au niveau des bases de données, elles existent depuis des années et des années. C'est un truc, les formes normales, ça existe depuis des dizaines d'années. Le fait de ne pas avoir de duplicates, le fait d'avoir des données qui soient atomiques, le fait de créer des liens entre les bases de données, ce sont des trucs qui existent, ce sont des règles qui existent depuis des dizaines d'années. Mais les gens ne maîtrisent pas ça, et c'est normal puisqu'ils n'ont pas encore eu besoin d'utiliser tout ça. Ils n'ont jamais développé quoi que ce soit. Ils ont utilisé des Word, des Excel, des Google Drive, tout ce que tu veux. Mais ils n'ont jamais eu une application à développer.
Et ça, c'est vraiment le dernier truc qui va arriver maintenant. C'est que les gens vont être capables de développer soit un système, avec Notion et avec un outil de code, soit carrément une petite application. Mais pour ça, il faut monter en compétence. Pour ça, il faut apprendre les règles de comment est-ce qu'on crée une application en informatique. Et donc, tu dois apprendre les règles de l'informatique pour développer une application en informatique. Ça semble logique.
Et même si tu n'es pas à l'aise avec ça, là-dessus, par contre, je sais que je peux t'aider et je sais que je peux t'accompagner pour que tu sois toujours au moins dans la bonne direction. On répète et on revient chaque fois sur les bonnes règles pour construire des bons outils.
Encore une fois, je m'appelle Vince et je te remercie d'avoir regardé cette vidéo. Je t'attends demain pour l'université d'été et pour la suite de notre chemin, parce qu'il y a beaucoup de choses qui arrivent ici en septembre, octobre, novembre. Encore une fois, je te remercie d'avoir regardé cette vidéo. N'oublie pas d'aimer, de commenter, de partager, de t'abonner et de faire sonner la cloche.
Sois sympa dans les commentaires parce que les trolls, c'est uniquement chouette quand ça danse, ça chante ou ça fait des câlins. Puissons-nous nous revoir bientôt. Merci et au revoir.